Premier pas

Publié le par Verdad

Duel au soleil

 

J’avais du sang sur les mains à présent. La machine était lancée. Impossible de revenir en arrière. Crey avait frappé le premier. Le temps de la soumission était terminé. Je voulais atteindre les points sensibles. Mais je manquais d’informations et de logistique. Je devais revoir Red Fire afin qu’il me donne une piste à suivre.

 

J’avais passé ma journée à me reposer. Je m’étais trouvé un petit coin tranquille sous un pont, et j’y avais dormi d’un sommeil de troll. Ma côte, probablement fêlée, me faisait toujours souffrir mais ça ne m’avait pas empêché d'accomplir mon premier travail sur le rétablissement de la Vérité. J'avais dérobé le dernier numéro du Paragon City Times et avais découpé l'article relatant l'incident de ce matin à mon ancienne résidence. On commençait déjà à me percevoir comme un fou. Mais le résultat était là : un méchant en prison. Et dix menteurs de plus au parlement.

 

Je décidai de retourner à la base secrète de Red Fire. A proximité de l'amphithéâtre, le silence se fit soudain. Epais. Assourdissant. Menaçant. Je percevais une présence sans toutefois pouvoir la voir.

Mon intuition me hurla de m'écarter. J'effectuai un saut en arrière. L'arbuste à côté duquel je me trouvai quelques secondes auparavant s'enflamma. D'autres subirent le même sort. Plusieurs explosions eurent lieu dans les environs. La zone avait été piégée. Une partie des bois environnants brûlait. Nul doute que j'étais la cible. Sans mon don, j'eus terminé sous la forme d'un morceau de carbone.

Danger.

danger.jpgJ'effectuai une roulade sur le côté. Une longue silhouette élancée, rayée de jaune et de bleu, s’écrasa, poing contre le sol, à mes pieds: un Protecteur de Paragon.

La créature se releva souplement, les muscles jouant sous sa combinaison moulante. Je pouvais presque percevoir un sourire derrière l'écran brillant du casque. Il se tint un court instant devant moi, les bras le long du corps, immobile. Le soleil se reflétait sur la visière dorée. J'y voyais ma propre silhouette déformée. Il me faisait penser à ce robot extraterrestre, Gort, qu'on voyait apparaître dans ce vieux film de 1951.

Lentement, le Protecteur leva ses bras. Un déclic se fit entendre. Deux lames acérées jaillirent de ses avant-bras. La créature se mit en garde. Apparemment, je n'échapperais pas à la confrontation. La créature en avait vraiment après moi. Bien. Allons-y.

Le Protecteur se rua soudainement sur moi. Ses bras entamèrent une danse folle emplie de cliquetis. Ses mouvements étaient si rapides qu'ils se fondaient dans un brouillard étincelant. Je parvins à esquiver la première série d'attaques. J'enchaînai par mon pas de danse: un violent coup au plexus. Un être humain normalement constitué eut accusé le coup. Mais mon adversaire n'était pas vraiment bâti sur le modèle standard de l'Homo Sapiens sapiens. J'eus l'impression de frapper une épaisse porte blindée. Mon bras fut saisi et je fus projeté violemment contre le tronc d'un arbre qui se trouvait comme par hasard dans le coin.

Vision cosmique.... valse d'étoiles. J’eus à peine le temps de reprendre mes esprits qu’il fondait déjà sur moi tel un prédateur affamé. Un éclair blanc. J'eus le réflexe de pencher la tête sur le côté. L'une des lames se ficha dans le tronc à quelques centimètres de ma tempe droite. Je me remis sur mes jambes pendant que mon adversaire tendait son bras afin de récupérer son arme. Je crochetai avec mon pied sa jambe arrière, derrière le genou, de manière à le forcer à s'agenouiller. Ma main gauche appuya sur l'arrière de l'épaule. Simultanément, ma main droite saisit le poignet et ramena le bras en arrière d'un coup sec. J'entendis un craquement des plus satisfaisants.

D'un puissant mouvement de torsion, le Protecteur dégagea son membre et recula vivement. Il effectua quelques mouvements afin de remettre son épaule démise en place. Et tout cela sans la moindre manifestation de douleur. Pas le moindre cri. Le seul bruit était celui des flammes autour de nous. J'avais décidément affaire à forte partie.

 

« Oh !! On s’amuse sans moi ? »

Il arrivait à point nommé une fois de plus, silhouette démoniaque sortant nonchalamment des flammes. Il s'avança tranquillement, ses bottes écrasant les brindilles fumantes, sa queue de cheval ondulant au rythme de ses pas. La pointe de sa queue pointait de façon moqueuse vers le Protecteur qui ne semblait pas plus ennuyé que cela de se retrouver face à un adversaire supplémentaire. Red Fire vint se placer à mes côtés fixant notre ennemi commun.
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« On l’attaque ensemble, ok ? »

Hochement de menton. Son aide était la bienvenue. Je courus sur la droite afin d'attirer l'attention du Protecteur. La visière dorée se tourna pour suivre mon mouvement. J'étais la cible prioritaire. Red Fire contourna notre adversaire et, parvenu derrière celui-ci, lui fit une clef de bras. Aussitôt,le Protecteur se tortilla pour échapper à sa prise. Une lueur rougeâtre émana de son corps, se dirigea vers Red Fire qui parut l'absorber. La créature, durant un court instant, sembla affaiblie. Elle se laissa retomber puis réagit vivement. Elle parvint à se dégager de l'étreinte du démon, le saisit par un bras et le projeta cul par-dessus tête au loin. Elle se trouvait à présent de dos par rapport à moi, son attention momentanément détournée de ma personne. Je profitai de l'occasion pour prendre mon élan. Le Protecteur se retourna vers moi. Je bondis à la hauteur du casque et mon genou se dirigea vers la visière dorée. Je mis toute ma force, ma rage et ma colère dans le coup. La visière vola en éclats. La créature de Crey Industry s'effondra mollement à mes pieds.

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Red Fire se redressa tout en s'époussetant négligemment.

« Joli costard, me fit le démon. J’étais étonné de pas te trouver ce matin.

- J’avais des choses à régler. Et Crey sur le dos.

- J’vois ça, t’envoyer en l'air avec des Protecteurs... C’est qu’tu dois les avoir sacrément véner »

Quelque chose dans l'intonation du démon attira mon attention.

« Quoi ? demanda-t-il d'un ton rogue.

- Rien. Désolé de m’être fait suivre. Ta planque semble être compromise, lui répondis-je.

- Non j’pense pas, t’inquiète. Si Crey s’attaque aux Hell’s Fire, ils s’attaquent à l’Enfer. J’leur souhaite pas.

- En parlant de Crey, comment m’as-tu trouvé ? Je veux dire, comment as-tu su pour ce laboratoire ?

- J’ai eu des infos. Enfin, j’ai dû rendre un service. J’voulais t’en parler, car j’devais voir le type en question ce soir

- Hé bien, allons y !

- Attends."

Giving_weapons_by_Artchivist.jpgRed Fire se pencha sur le corps du Protecteur. Il saisit la lame accrochée au poignet et l'arracha d'un coup sec. Il se dirigea vers l'arbre et récupéra également la première lame fichée dans le tronc. Revenu vers moi, il me les tendit.

"J'crois que ça peut t'servir. On sait jamais. Les rues ne sont plus très sûres pour toi, me dit-il. Ses yeux brillaient d'une lueur pleine d'ironie rouge.

 

 

Homme libre

 

Nous nous dirigeâmes vers Steel Canyon afin d'emprunter le tramway pour Brickstown. Je profitai du répit pendant le trajet pour fixer les lames prises au Protecteur à mes avant-bras. Grâce à d'ingénieux mécanismes, elles jaillissaient et se rétractaient en un clin d'oeil dans les manches de mon pardessus. Discrètes, efficaces. J'aimais l'idée de combattre Crey Industry avec ses propres armes.

 

En sortant de la station de Brickstown, je sentis une main me tirer par la manche. Un adolescent crasseux à peine sorti de l'enfance, une casquette vissée à l'envers sur le crâne, me fourra promptement dans la main un journal. Sans un mot, il détala aussitôt. Surpris, je n'eus pas la présence d'esprit de le héler. Il avait disparu.

Je parcourus en diagonale le journal imprimé sur du papier de mauvaise qualité. Un article attira mon attention. L'auteur relatait les évènements survenus lors de mon évasion du laboratoire secret de Crey Industry. Le style employé dans le texte et le ton général contrastait avec ceux du Paragon City Times, médium officiel du pouvoir s'il en est. Intéressant. Je me promis d'y prêter une plus grande attention lorsque les circonstances me le permettraient.

Red Fire me conduisit vers le quartier de Seven Gates, au sud de la station.

 

Seven Gates était bordé à l'est par une série d'entrepôts le long de la ligne à haute tension. Le tramway aérien serpentait entre des immeubles de brique sales et vétustes dominés par la haute tour de verre de la compagnie Architect Experience. Une faune hétéroclite peuplait les rues et les ruelles: agents de Crey Industry, soldats de la 5eme Colonne pourchassant ceux du Conseil, petits groupes d'individus appartenant au Freakshow.

Au terme de notre marche, nous parvînmes devant l'entrée d'un boîte de nuit dont le nom s'affichait sur une panneau lumineux: Junk Club. Red Fire s'adressa à l'un des malabars qui gardait la porte. Nous fûmes autorisés à entrer.

Je n'ai jamais aimé ce genre d'endroit. Lieux mal famés, fréquentés par une faune de prédateurs pitoyables mais dangereux. Serveuses à la tenue vestimentaire quasi-inexistante. Quelques filles dénudées se déhanchaient lassivement au rythme d'une musique assourdissante sur des scènes tournantes. Des clients éméchés beuglaient. Certains tentaient leur chance auprès des danseuses à l'air fatigué. Ils se dirigeaient ensuite vers un escalier avec l'une d'elles ou se faisaient remettre brutalement en place par le service d'ordre. Des rayons de lumière multicolores zébraient le brouillard ambiant.

 

illuspremierpas3v.jpgJe suivis Red Fire qui se dirigea vers une serveuse aux cheveux violets apparemment en grande discussion avec un client titubant.

« Salut Syham. Il est là ? hurla-t-il dans le fracas de ce qui tenait lieu de musique.

- Salut Red ! Comment va ? Oui, il est derrière ! lui répondit la serveuse de la même manière.

- Merci ma grande ! »

L'ivrogne nous fixa d'un regard hagard, cherchant visiblement à nous provoquer. En passant devant lui, mon poing effectua une trajectoire ascendante l'amenant sur la pointe du menton. L'homme s'effondra. Sans m'arrêter, je suivis Red Fire vers une petite porte discrète. La serveuse aux cheveux violets me regarda, apparemment ravie du traitement que j'avais appliqué à l'un de ses clients embarrassants.

Nous empruntâmes un long couloir, gardé par deux hommes en costume noir et blanc portant des lunettes de soleil.

Les gardes me dévisagèrent. L'un d'eux glisssa sa main sous le revers de sa veste.

" Non. Cool, les gars, il est avec moi." les rassura Red Fire.

Sans un mot, ils s'écartèrent, nous laissant entrer. La pièce contrastait de manière surprenante avec l'aspect sordide du bar. Elle était décorée dans le plus pur style japonais. Simple. Sobre mais chaleureux. Une paire de lampes shoji éclairait en partie la pièce, laissant le reste dans la pénombre. Au milieu, un homme vêtu du même costume que les gardes était agenouillé, les mains posées l'une sur l'autre entre les cuisses, les yeux clos. Il semblait méditer. Un katana à la poignée superbement ouvragée reposait dans son fourreau sur le sol à côté de lui.

L'un des gardes nous fit discrètement signe d'enlever nos bottes avant d'avancer. Nous nous exécutâmes.

L'homme releva la tête et nous sourit.

 

« Red Fire, content de te voir ! Comment vas-tu ? demanda-t-il.

- Tranquille, Free. T'as lu les journaux de c'matin? répondit de sa voix rauque Red Fire.

- Oui. Qui est ton ami ?

- Justement. C’est lui que j’ai trouvé là bas, emprisonné par Crey. »

La tête se tourna vers moi et me fixa. Je soutins son regard sans ciller.

« Puis-je connaître les raisons de votre incarcération ou serait-ce trop indiscret?

- Être prisonnier de Crey ne peut signifier que deux choses. On est l'ennemi de la Comtesse ou on possède quelque chose qui l'intéresse.» lui répondis-je d'un ton froid.

Les lèvres de l'homme s'étirèrent en un demi-sourire carnassier.

« En effet. C'est une bonne réponse. Permettez-moi de me présenter. Mon nom est Dark Freeman. Je suis le Père des Yakuzas de Paragon City." Le ton était courtois. Il inclina la tête. Je fis de même en répondant:

- Verdad.

- Asseyez-vous, je vous prie. Bienvenue dans mon humble repaire. Puis-vous proposer un thé ou un saké?

- J’suis pas contre un p’tit saké, accepta de sa voix grasseyante Red Fire.

L'oyabun frappa dans ses mains. Une silhouette se détacha de l'ombre. Un vieil homme courbé vint vers nous. Une petite table basse rectangulaire fut posée entre moi et le Yakusa. Red Fire se plaça sur le côté et s'assit en tailleur. Le serviteur s'en alla silencieusement.

L'entretien reprit.

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« Vous étiez donc l'invité de la Comtesse Crey si je comprends bien? poursuivit Dark Freeman.

- Cobaye serait le mot juste.

- Il semble donc que vous ayez quelque chose de fort intéressant pour Crey Industry, Mr Verdad. Un objet? Une arme? Ou peut-être un talent particulier?

Dark Freeman sembla réléchir.

- Oui... plutôt un talent particulier... Cela cadrerait bien avec le projet "Veritas".

- Le projet "Veritas"?

- Il s'agit de l'un de ces projets extrêmement secrets dont bien peu de personnes, hormis ceux qui y travaillent, connaissent l'existence. Malgré l'efficacité de mon réseau d'espions, nous n'avons récolté que très peu d'informations à ce sujet. Ce projet semble avoir été initié il y a environ cinq ans. Tout a été réuni dans un dossier que je tiens soigneusement caché.

- Impossible. Vous me parlez d'un projet datant d'il y a cinq ans alors que je n'ai été emprisonné que quelques mois...

- Ne surestimez pas votre importance, Mr Verdad. Cela signifie simplement que vous n'êtes pas la pièce maîtresse de ce projet mais seulement l'un de ses éléments. »

 

Androïde et braquage

 

Le vieux serviteur entra en clopinant das la pièce. Il portait un plateau sur lequel se trouvait une bouteille de saké et trois tasses de porcelaine. Il s'agenouilla à côté de nous et versa adroitement la boisson dans les tasses. Il nous tendit celles-ci en nous dévisageant. Nous les prîmes et les déposâmes sur la table basse.

Pendant que nous savourions l'alcool, Dark Freeman lui posa une question en japonais. J'écoutai la réponse, incompréhensible pour moi, du serviteur.

Alarme. Mensonge.

Je demandai d'un ton brusque:

« Que lui avez-vous dit, Dark Freeman?

- Pardon?

Red Fire me lança un étrange regard. Peut-être était-il outré par mon intervention pour le moins malpolie mais je n'en avais cure. Encore une fois, mon intuition me recommandait une grande méfiance.

- Le vieillard. Que lui avez-vous demandé ? répétai-je d'un ton pressant.

Les yeux de l'oyabun parurent étinceler.

- Je vous prie de vous calmer, Mr Verdad. Vous êtes ici dans ma demeure et je ne saurais tolérer une telle conduite de la part d'un gaijin malgré votre apparente méconnaissance de nos usages. Le ton était tranchant. Dark Freeman poursuivit néanmoins. Je m'étonnais simplement de l'absence d'Ijo, mon serviteur habituel. Akisada vient de m'apprendre qu'il était au chevet de sa mère, atteinte d'un grave cancer.»

Je me levai et m’approchai du domestique. Je tournais autour de lui, devant le regard interloqué et à présent courroucé du Père des Yakusa. Celui-ci interrogea Red Fire du regard qui lui fit signe de me laisser faire.

 

« Me comprends-tu, vieil homme? »

Il me fit signe que oui.

« Comment te nommes-tu ?

- Akisada, me répondit-il d'une voix chevrotante.

Alarme. Alarme. Mensonge. Mensonge.

Mes lames récemment acquises jaillirent dans un crissement hors de mes manches. J'appliquai l'une d'elles sur la gorge du vieillard. Mon visage se rapprocha du sien.

« Tu es un menteur. Je répète: qui es-tu? » demandai-je froidement à nouveau.

 

Le visage du vieil homme parût soudain fondre comme un masque de plastique fondant dans une flamme. Ses traits se brouillèrent, étincelèrent. Des grésillements se firent entendre ainsi qu'un formidable rugissement. Une haute silhouette massive se redressa. Ce n'était plus un vieil homme perclus de rhumatismes que je voyais mais un être de métal. Une main m'agrippa par le col, me tira brutalement en arrière. J'eus l'impression de revivre une scène récente. Je fus projeté à travers l'une des cloisons de bois. La machine s'avança vers moi, probablement dans le but de m'achever

« Ave, avorton. Celui qui va t’écraser te salue ! » éructa en grinçant l'assassin mécanique. Ridicule mais assez convaincant, je l'admis.

Il n’eut pas le temps de mettre son projet à exécution : la pointe d'une lame de katana apparut au milieu de son torse. Alors qu’il se retournait vers son assaillant, ce qui lui tenait lieu de tête se détacha du corps et vola dans les airs selon une trajectoire en forme de parabole. Diable! Le Yakusa était sacrément rapide! Je me relevai, étonné que mon don eut fonctionné sur une machine.

 

« Bon sang! C’était une machine de Crey ?

- Non, dit Dark Freeman d’un ton grave. Impossible. D'après moi, ils n’ont pas encore développé de tels cyborgs. Celui-ci avait un système de camouflage parfait. Moi-même, je m'y suis laissé prendre."

Il se tourna vers moi en inclinant la tête.

" Je vous présente mes excuses pour tout à l'heure, Mr Verdad. Votre talent particulier nous a sauvés. Je pense avoir saisi ce qui, chez vous, intéressait la Comtesse."

- Je vous en prie, Dark Freeman. Mais qui peut avoir créé une telle machine dans ce cas?

- Tu penses à qui j'pense ? intervint Red Fire

- Oui. Et je crois qu’ils sont venus pour le dossier. Suivez-moi ! »

 

Dark Freeman se dirigea vers un mur et actionna un mécanisme dissimulé dans une décoration. Un pan glissa, nous donnant l'accès à une pièce emplie d'armes de divers formes, provenant de divers pays et époques. Ce n'était pas un entrepôt mais un véritable musée. Le Yakusa alla vers une console accolée au mur du fond et manipula des boutons. La porte du coffre secret s'ouvrit, laissant apparaître des étagères métalliques sur lesquelles ne se trouvait plus rien.

 

« Messieurs, je crois que nous venons de nous faire braquer par la Cyberlégion... »

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Publié dans Le journal de Verdad

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D
<br /> Oh !!! Terrible cet épisode ! La Cyberlegion, qui l'eut cru ! Excellent, vivement la suite ! :D<br /> C'est vraiment bien écrit, bravo à toute l'équipe ^_^<br /> <br /> <br />
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